Dans « The Social Network », on vous a menti

Mais pourquoi tu nous parles de The Social Network mec ? Bah, j’avais du temps à tuer et l’histoire de Facebook reste quand même mythique « socialement ». Mais ce film de David Fincher émet beaucoup de questions sur l’histoire de la création de Facebook. Alors on va faire une minute culture, ou deux.

Tiré du livre de Ben Mezrich « The accidental billionaires » et qui s’appuie principalement sur de simples anecdotes et des documents fournis par Eduardo Saverin, le mec qui a co-fondé Facebook et qui a balancé tous les documents durant les poursuites judiciaires (La taupe, c’est lui !), le film est quand même bourré de mensonges. Décryptage !

Que se cache derrière The Social Network ?

  • Le vilain Mark Zuckerberg a volé l’idée aux frères Winklevoss. En faite, pas réellement. L’idée même du réseau social existait déjà et était même adopté dans les universités. D’ailleurs Harvard voulait le sien à l’époque… Les frères Winklevoss ont voulu sauter sur l’occassion et le créer en se basant sur entrepreneuriat. Ils engagèrent Mark Zuckerberg pour développer la plateforme social mais le bougre en avait décider autrement et voulait faire la sienne. Il a donc volé du temps de travail et de la propriété intellectuelle, non l’idée de créer un réseau social.
  • Eduardo Saverin était le seul à se donner corps et âme pour la société. En faite non, il a fait tout l’inverse. Alors qu’il était charger de monétiser Facebook et rechercher des investisseurs, le mec est parti en stage à Lehman Brothers tout l’été 2004 sans penser à Facebook. Outre le fait qu’il a passé son temps à faire la fête, il en a profité pour monter sa propre boîte.
  • Eduardo est venu à Palo Alto pour signer les nouveaux statuts de Facebook et « signer sa mise à mort ». Sauf que le monsieur ne sait jamais déplacé ! Il a profiter se prendre de grosses murges à New York, ville où il a signé les dits papiers en Janvier 2005, sans les faire lire par son avocat, malgré plusieurs relances de Mark et de ses avocats.
  • Un investissement de 19.000 dollars ? Eduardo Saverin a investit 15.000 dollars en une seule fois pour se payer les premiers serveurs de TheFacebook.com. Allez savoir pourquoi dans le film, ils ont voulu faire dire une blague « mathématique » à Mark lorsqu’il interrompt l’avocate pour recompter : « 1 000 + 18 000 = 19 000, c’est bon vos maths sont correctes ».
  • Mark n’avait pas d’amis à Harvard et était exclu des soirées. Raté ! Grâce à son petit génie, lorsqu’il était au lycée, il avait créé un programme qui analyserait les préférences d’utilisateurs en musique pour proposer de nouvelles chansons pouvant leur plaire. Oui c’est chose, c’était lui ! Il avait d’ailleurs décliné une proposition d’achat du programme de AOL et Microsoft pour un montant de 1 million de dollars. Bref, il était connu comme le loup blanc…
  • Mark Zuckerberg est le plus jeune milliardaire du monde ! Faux. Pour 8 jours près, c’est Dustin Moskovitz qui gagne le titre. C’est qui ? Le 3ème laron de Facebook et qui possède donc 6% des parts ce qui équivaut à 1,86 milliards de dollars. Et vu qu’il est né 8 jours après Mark, il gagne le titre du plus jeune milliardaire du monde.
  • Eduardo Saverin se retrouve faucher. Même à la fin du film, la somme touchée par Eduardo reste confidentielle. En faite, il a surtout touché 5% des parts de Facebook soit une fortune estimée à 1,54 milliards de dollars. On parlerait même de plus de 30 milliards à l’heure actuelle…

Alors certains diront que le but du film est quand même de décrédibiliser le fondateur du réseau social Facebook ou que Eduardo Saverin a fournit peu de documents, les seuls qui étaient assez scandaleux pour ternir l’image de Mark Zuckerberg. D’ailleurs, il aurait pu aussi balancer que Mark avait piraté des comptes mails d’étudiants-journalistes de la revue de Harvard afin de lire un article qui étaient rédigés sur son site ou qu’il a piraté le réseau social de Harvard en changeant le profil de Cameron Winklevoss : « Intérêts : Essayer de trouver mon pénis. Gaspiller l’argent de mon père. Ressembler à un crétin ». Bon, il m’a fait rire sur ce coup.

Certains aimeront le film, d’autres non. Moi j’adhère plutôt car je suis assez fan des biopics.

Jay c’est le panda geek qui s’est fait attrapé par une autre espèce : LA fille. Donc depuis, le monde merveilleux de Pandee vous ouvre ses portes et on y raconte un tas de trucs. C’est même parfois intéressant !

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